• Colloques / Journées d'études,

Journée d'étude des doctorant-e-s du CTAD

Publié le 28 novembre 2019 Mis à jour le 28 janvier 2020

L'objet de cette journée d'étude sera de clarifier cette relation ambigüe du droit et du vrai. Quel type de vérité le droit édifie ou met-il au jour ? Quel rapport la théorie ou doctrine juridique entretient-elle avec le concept de vérité ? Dans quelle mesure le droit est-il le vecteur de consensus sociaux s'apparentant à des "régimes de vérité" ?

Date(s)

le 30 janvier 2020

Lieu(x)
Bâtiment F (Simone Veil)
Université Paris Nanterre
UFR_DSP
Bât. Simone Veil (F)
Salle des conférences F. 352.
JOURNÉE D'ÉTUDE DES DOCTORANT.E.S DU CTAD
La question des rapports entre droit et vérité s'est récemment complexifiée à mesure des développements technologiques et de l'avènement des sociétés d'informations. Le débat sur l'imbrication entre le droit et le vrai est pourtant ancien.

Comme technique de gouvernement, le droit établit des fictions, instituant des personnes et des relations juridiques de manière à organiser la société. la fiction du droit s’oppose-t-elle alors à la vérité ? Dans sa vocation probatoire, le droit prétend être l'instrument de révélation du vrai : il permet de mettre en lumière les faits à partir desquels sont jugés des comportements. Les avancées techniques donnent l'impression que le droit peut à la fois s’appuyer sur ces dernières et doit protéger de leurs méfaits. Le droit est-il à même de dévoiler la vérité ? Enfin, le droit peut être le moyen de l'établissement de vérités officielles à des fins politiques (imprescriptibilité, amnistie, etc.). Quelles vérités sont alors créées par le droit ?

À ces questionnements se superposent les problèmes liés à la polysémie de la notion de vérité. Prise dans son sens métaphysique ou moral, cette notion informe la règle de droit naturel et conditionne la validité des lois humaines. S'opposant à cette conception, les positivistes évacuent la question du vrai ou du faux en ce qui concerne le contenu des normes, tout en s'attachant à décrire le droit "tel qu'il est". Or, si le droit est essentiellement une fiction, reposant sur une sémantique particulière et auto-référentielle, l'idée même qu'il puisse être décrit de l'extérieur est une hypothèse parfois contestée, notamment par certains courants de l'analyse sociologique du droit. 

 

Mis à jour le 28 janvier 2020